Chaque jour, au Québec, 150 000 enfants ne mangent pas à leur faim. Vous le saviez? Pas moi.

Cette année, j’ai accepté d’être la porte-parole bénévole de la campagne « Nourrir l’espoir », une initiative de Catelli. Il s’agit d’une campagne ayant pour objectif de nous sensibiliser aux conséquences de l’insécurité alimentaire, notamment chez les enfants, en plus de combattre les perceptions erronées que nous pouvons avoir au sujet des utilisateurs des banques alimentaires.

Comme vous le savez, je suis la maman de Charlotte 6 ans et de Jacob 3 ans, et je ne peux pas m’imaginer une seule seconde les voir souffrir de la faim. Et je m’imagine encore moins être témoin des conséquences physiques et mentales que mes enfants pourraient développer suite à une alimentation insuffisante. Je vous invite donc à lire la suite de mon article pour en apprendre davantage sur une situation malheureuse, mais bien réelle, qui affecte un nombre colossal d’enfants à travers le pays. Article publié pour la campagne Nourrir l’espoir, une initiative de Catelli.

 

Un enfant qui souffre d’insécurité alimentaire a deux fois plus de chance d’être en moins bonne santé [1] www.dietitians.ca/Downloads/Public/Food-inserurity_one-pager_Fr.aspx

 

Des statistiques qui laissent des séquelles importantes

Selon une étude commandée par Catelli, un Québécois sur cinq a utilisé une banque alimentaire dans sa vie. Au Canada, plus de 850 000 personnes, dont le tiers sont des enfants, comptent sur les banques alimentaires. Chaque mois, plus de 400 000 personnes, dont 150 000 enfants, ont faim et sont aidées par le réseau des Banques alimentaires du Québec (BAQ). Comme le démontrent ces statistiques, l’insécurité alimentaire* est bel et bien réelle et se traduit par des conséquences terribles.

Un enfant qui ne mange pas à sa faim chaque jour, c’est un enfant qui ne peut pas se développer à son plein potentiel. Des recherches récentes au Canada ont démontré que la faim laisse des traces indélébiles sur la santé physique et mentale des enfants, lesquelles risquent de se manifester sous forme de dépression et d’asthme à l’adolescence et au début de l’âge adulte[1]. De plus, les taux de maladies chroniques, de dépression et de pensées suicidaires sont plus élevés chez les enfants et les adultes vivant dans des ménages touchés par l’insécurité alimentaire[2].

Un enfant qui souffre d’insécurité alimentaire s’alimente moins bien et mange plus souvent la même chose. Pourquoi? Parce que des parents qui ont des moyens financiers limités ne vont pas acheter des aliments qui risquent de finir à la poubelle. Ça va de soi! Enfin, un enfant qui souffre d’insécurité alimentaire durant la petite enfance aurait des habiletés intellectuelles, sociales et émotionnelles moindres à l’entrée à la maternelle[3]. C’est peu dire sur le pouvoir d’une alimentation suffisante dès la petite enfance.

Manger des pâtes, un geste qui rapporte gros

La faim peut affecter n’importe qui, à n’importe quel moment, et n’a pas de visage. Personne n’est à l’abri, les grands comme les petits. Un jour, la faim pourrait même frapper à votre porte. Voilà pourquoi nous devons être solidaires à la cause. Et pour ce faire, on peut manger pâtes! Eh oui, pour chaque boîte de pâtes Catelli achetée entre le 16 avril et le 31 mai 2018, la compagnie va donner une portion de 85 g – jusqu’à concurrence de 1 million de portions données à 15 banques alimentaires à l’échelle du Canada.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi faire un don en vous rendant sur le site des Banques alimentaires du Québec. Chaque dollar donné permet au réseau de servir trois repas. Ainsi, si l’on donne 10 $, on vient d’offrir 30 repas à des gens, des familles et des enfants.

Pour en apprendre plus sur la campagne Nourrir l’espoir de Catelli et pour savoir comment vous pouvez contribuer, visitez nourrirlespoir.ca. Je vous encourage également à partager le message d’espoir et à lancer le défi autour de vous pour combattre l’insécurité alimentaire. Aidez-nous à #Nourrirlespoir.

En mon nom et celui des gens qui souffrent ou souffriront un jour de la faim, je vous dis un GROS MERCI – Julie XO

[2] www.dietitians.ca/Downloads/Public/Food-inserurity_one-pager_Fr.aspx

[3] Child Development, Eurekalert et Observatoire des tout-petits Rabéa Kabbaj – Agence Science-Presse D. JOHNSON et al. (2017). «Associations Between Household Food Insecurity in Early Childhood and Children’s Kindergarten Skills », in Child Development, vol. 88, numéro 2, .Montréal, Canada : Institut national de la recherche scientifique.