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Comment retrouver la motivation de cuisiner sans se mettre de pression?

Il y a des jours où cuisiner est un véritable plaisir… et d’autres où la simple idée de préparer le souper semble demander une énergie démesurée! Et c’est tout à fait normal. Le manque de motivation peut venir de plusieurs facteurs : la fatigue, le manque de temps, une cuisine peu fonctionnelle, l’impression de ne pas être suffisamment habile ou, tout simplement, le manque d’inspiration.

Peu importe que l’on vive seul, en couple, en famille ou avec des colocataires, la motivation à cuisiner n’est jamais constante. Mais si vous sentez qu’elle est souvent absente, voici quelques pistes pour vous aider à alléger la tâche et retrouver, tranquillement, le plaisir de préparer plus souvent ses repas.

1. Abaisser la barre

Pour avoir envie de cuisiner, il faut d’abord se libérer de l’idée que chaque repas doit être parfaitement équilibré, entièrement fait maison et digne d’une photo sur Instagram. Cette pression ajoute une charge mentale qui peut rapidement nous couper toute envie de sortir les casseroles!

Une saine alimentation ne se joue pas sur un seul repas. Elle se construit plutôt au fil des jours et des semaines. Certains repas seront colorés et cuisinés avec soin, tandis que d’autres seront beaucoup plus simples. Un grilled cheese accompagné de crudités, une omelette, un bol de céréales garni de fruits ou des pâtes à la sauce tomate peuvent très bien faire l’affaire.

L’objectif n’est pas la perfection, mais de trouver des solutions qui répondent à nos besoins, à notre énergie et au temps dont nous disposons.

2. Cerner ce qui freine réellement notre motivation

Avant de chercher une solution, il peut être utile de se demander pourquoi on n’a pas envie de cuisiner. Est-ce un manque de temps, de connaissances, d’énergie ou d’idées? Est-ce que le réfrigérateur est vide? Est-ce que la cuisine est encombrée ou que certains outils sont désagréables à utiliser?

Si l’on manque surtout d’inspiration, une petite banque de recettes simples peut aider. À ce sujet, si vous habitez seul ou à deux, je vous propose celles de mon livre Cuisine Solo. Si l’on est épuisé à la fin de la journée, mieux vaut prévoir des repas faciles à assembler (voir le point #5). Et si chaque préparation devient pénible parce que les couteaux ne coupent plus, il est peut-être temps de les faire aiguiser!

En déterminant le véritable obstacle, il devient beaucoup plus facile de trouver une stratégie réaliste.

3. Commencer simplement pour gagner en confiance

Lorsqu’on possède peu d’expérience en cuisine, une recette comprenant une longue liste d’ingrédients et plusieurs techniques peut sembler intimidante. Mieux vaut commencer par des préparations simples, puis augmenter graduellement le niveau de difficulté.

Une soupe, des pâtes, une omelette, un sauté ou une plaque de légumes et de poulet rôti sont d’excellents points de départ. Les livres de recettes, les tutoriels vidéo et les recettes illustrées peuvent également nous guider pas à pas.

Comme pour n’importe quelle habileté, la confiance se développe avec la pratique. Chaque plat préparé nous permet d’apprendre quelque chose, même lorsque le résultat n’est pas exactement celui espéré!

4. Planifier et prendre de l’avance… à sa façon

La planification des repas peut être très utile, mais elle n’a pas besoin d’être rigide. Certaines personnes aiment décider à l’avance de tous les repas de la semaine. D’autres préfèrent prévoir seulement deux ou trois soupers, puis improviser avec les restes et ce qu’elles ont sous la main. L’important est de trouver une formule qui correspond à sa personnalité et à son quotidien.

On peut aussi conserver une liste de recettes appréciées ou de repas faciles à préparer dans son téléphone, dans un cahier ou sur son ordinateur. Lorsque l’inspiration manque, il suffit d’y jeter un coup d’œil.

Même chose pour le meal prep : il n’est pas nécessaire de passer tout son dimanche à préparer une dizaine de plats! L’idée est simplement de cuisiner une fois pour prendre un peu d’avance sur les repas de la semaine. Personnellement, je n’aime pas passer des heures dans ma cuisine le dimanche. J’aime toutefois profiter de cette journée pour préparer un potage, des muffins et un plat mijoté qui m’aideront à alléger ma semaine. Et si je saute un dimanche (ce qui m’arrive souvent!), je ne me prends pas la tête.

On peut aussi miser sur de petites préparations : cuire du riz ou du quinoa, préparer des œufs à la coque, laver des crudités, râper du fromage, assembler une vinaigrette ou faire rôtir une plaque de légumes. J’adore notamment préparer une plaque de cubes de patate douce rôtie. Chauds ou froids, ils peuvent servir d’accompagnement à une source de protéines ou garnir un bol-repas. Quand on ouvre le réfrigérateur et qu’une partie du travail est déjà faite, improviser un repas devient tellement plus simple!

Enfin, cuisiner en plus grande quantité permet de préparer plusieurs repas en une seule fois. Un chili, une soupe, une sauce à spaghetti ou un cari peuvent servir pour les soupers et les lunchs de la semaine. Un poulet rôti peut être servi tel quel le premier soir, transformé en sandwich le lendemain, puis ajouté à une soupe ou à des quesadillas quelques jours plus tard. Et lorsqu’une recette se congèle bien, pourquoi ne pas la doubler? Ces portions maison nous dépannent merveilleusement les soirs où l’énergie, le temps ou l’inspiration ne sont pas au rendez-vous.

Une planification qui devient une corvée ne contribuera certainement pas à nous donner envie de cuisiner. À chacun de trouver SA façon de prendre de l’avance!

5. Miser sur la cuisine d’assemblage

Un repas équilibré n’a pas besoin d’être entièrement cuisiné. La cuisine d’assemblage consiste simplement à réunir quelques aliments prêts à manger ou partiellement préparés. C’est une stratégie formidable lorsqu’on manque de temps, de motivation ou d’expérience.

On peut, par exemple, garnir une pizza aux légumes surgelée de poulet cuit et de légumes supplémentaires. On peut ajouter des pois chiches et un reste de riz à une soupe du commerce, ou encore bonifier une salade de couscous du commerce avec du fromage, des tomates, du concombre, de la roquette et de oeufs à la coque.

Pour un repas express, on peut également servir du poisson en conserve avec des craquelins, du fromage, des crudités, un avocat et des olives. C’est d’ailleurs que ce que j’aime souvent me préparer pour le diner. Les légumes prêts à l’emploi, les légumineuses en conserve, le poulet rôti, les sauces du commerce et les légumes surgelés sont aussi de précieux alliés. Utiliser les raccourcis du commerce ne signifie pas que l’on cuisine moins bien : cela rend simplement la préparation des repas plus accessible.

6. Garder des aliments polyvalents sous la main

Un réfrigérateur vide est rarement une grande source d’inspiration! Il est beaucoup plus facile d’improviser lorsque le garde-manger, le réfrigérateur et le congélateur contiennent quelques aliments de base.

Les œufs font partie de mes grands indispensables. Ils sont économiques, nourrissants et tellement polyvalents! On peut les servir brouillés, pochés ou cuits durs, les transformer en omelette ou en frittata, ou encore les glisser dans un sandwich, une salade ou un bol-repas. Pour la plupart des adultes en santé, manger un œuf par jour, voire plus, peut très bien s’intégrer à une alimentation équilibrée. Il demeure toutefois important de varier les sources de protéines afin de profiter d’un plus grand éventail de nutriments et de saveurs.

Les légumineuses, le tofu, le fromage, le poisson en conserve, les pâtes, le riz, les tortillas et la sauce marinara permettent aussi de préparer rapidement une foule de repas. Quelques ingrédients savoureux, comme le pesto, les olives, les noix grillées, les fines herbes ou une sauce piquante, peuvent transformer un repas très simple. Le plaisir passe beaucoup par la saveur!

Voici 3 types de repas que j’aime improviser quand le temps ou la motivation manquent…

  • Des pâtes express aux légumineuses : je combine des pâtes, de la sauce marinara – ma sauce dépanneur par excellence!, et des lentilles ou des haricots blancs en conserve. Je garnis le tout de fromage râpé et de quelques feuilles de basilic frais. J’ai toujours un plant sur le bord de la fenêtre de ma cuisine!
  • Des quesadillas avec les touskis : j’ouvre le frigo et j’utilise ce que j’ai sous la main pour garnir des tortillas, que je garde toujours en réserve au congélateur. Un reste de poulet cuit, du tofu émietté, des haricots noirs en conserve ou de la PVT : tout est possible! J’ajoute ensuite du fromage, de la sauce marinara (eh oui, encore!), et des légumes, qu’ils soient frais ou surgelés. J’ai d’ailleurs toujours plusieurs conserves de légumineuses variées dans mon garde-manger.
  • Un bol de riz au poisson : je combine du riz avec du thon ou du saumon en conserve, puis j’ajoute des crudités, comme des tomates cerises, du concombre et des poivrons. Je complète avec quelques olives et une cuillerée de pesto. Simple et savoureux!

7. Ne pas tout prendre en charge

Si vous habitez avec un·e conjoint·e, des enfants ou des colocataires, rappelez-vous que la préparation des repas n’a pas à reposer entièrement sur vos épaules. Impliquez les autres!

Selon leur âge et leurs capacités, ils peuvent proposer des idées de repas, dresser la liste d’épicerie, laver et couper les légumes, préparer une partie de la recette, cuire les pâtes, mettre la table ou ranger la cuisine. Même les plus jeunes peuvent accomplir de petites tâches et, du même coup, développer leur autonomie et leurs habiletés culinaires.

La planification et la préparation des repas représentent une responsabilité familiale qui gagne à être partagée. En plus d’alléger votre charge mentale, cette collaboration peut rendre la cuisine beaucoup plus agréable.

8. Remettre le plaisir au centre

Finalement, la meilleure source de motivation demeure le plaisir. Faites jouer de la musique, écoutez un balado, cuisinez avec quelqu’un ou profitez-en pour téléphoner à un proche. Choisissez des plats que vous avez réellement envie de manger, même s’ils ne correspondent pas aux conventions habituelles.

Un déjeuner pour souper? Pourquoi pas! Des œufs avec des crudités, un bagel au saumon fumé ou un bol de yogourt garni de fruits et de granola peuvent très bien être servis le soir.

Cuisiner n’a pas toujours besoin d’être une grande activité. Parfois, assembler quelques bons aliments constitue déjà une belle réussite. L’essentiel est de se nourrir avec bienveillance, selon son temps, ses capacités et son énergie du moment.

Au fond, retrouver la motivation de cuisiner ne demande pas nécessairement de grands changements. Quelques bons aliments sous la main, des recettes simples, un peu d’aide et surtout, beaucoup moins de pression peuvent déjà faire toute la différence. Certains jours, vous cuisinerez avec enthousiasme; d’autres, vous assemblerez quelques aliments ou réchaufferez un plat congelé, et c’est très bien ainsi! L’important, c’est de trouver une façon de vous nourrir qui soit à la fois réaliste, savoureuse et agréable pour vous.

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